Au fond du galetas...

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dimanche, 7 août 2011

À voile, tout le monde à voile…

Je viens de retrouver au fin fond de mon MacBook des billets complètement ou partiellement écrits et oubliés là. Il faut dire que c’est mon ordinateur secondaire qui ne me sert qu’en déplacement…

Je vais essayer cette semaine, puisque justement je suis en déplacement, de finir ou de corriger ces billets et de les mettre en ligne. Donc dans le désordre, vous aurez un billet sur un ami, le pourquoi de ma passion pour la voile, vous serez tout sur mes complexes et enfin ma journée dans le monde du porno ! Si cela ce n’est pas du teasing !


Pour commencer, ce billet qui date d’avril 2011 et que je voulais publier à la suite de ma galerie sur le départ de la transat en double 1983…

L’erreur fut certainement que vers mes 11 ou 12 ans, histoire de se débarrasser de moi pendant les 15 jours des vacances de Pâques, les parents eurent l’excellente idée de m’envoyer faire un stage de voile dans une petite association aujourd’hui disparu, vestige post soixante huitard de la vie communautaire et de l’entraide. 3 centres en Bretagne, à Rosbras, Brigneau et Doëlan, dans la même idée de ce qu’étaient alors « les Glénans ». Ils disposaient d’atelier, et tous les bateaux étaient construits et réparés par leurs soins. Vaurien et Caravelle, Optimist pour les plus jeunes, et Pschitt, fabuleuse monture que je n’ai connue que chez eux ! Coté croisière, des Belons, petits 6,50 dépourvus de fioritures et de winchs, tout en aggloméré marin, comme ont disait alors ! Les moniteurs, pour la plupart, profitaient de l’association pour valider leur BAFA ou leur professorat de voile. Cela ne vous étonnera pas si je vous dis que ma spécialisation BAFA est justement à base d’eau et de vent !

Je ne sais pas ce qui détermina ma passion, est-ce la découverte du monde des voileux, ou la rencontre de mon premier grand amour pré-ado, loin de papa maman et de la maison ? À moins que ce ne soit la découverte du Cacolac…

Le côté positif de la chose, c’est que pendant quelques années, ils savaient quoi faire de moi à Pâques !

Je débutais donc à Brigneau, chez les grands, d’abord sur de beaux Vauriens jaunes avec un coéquipier qui lui savait. C’était un peu le but. On apprenait aux nouveaux et l’on apprenait des anciens, un truc con, que de nos jours on oublie un peu ! Et puis en équipe aussi avec de belles Caravelles !

Ce que j’adorais, comme beaucoup, c’était bien évidemment d’être à la barre. J’ai quand même réussi à faire dessaler une caravelle dans un virement de bord un peu serré, et là je vous jure qu’il fallait le faire même par force 4, mais bon, des fois il faut prendre des risques pour gagner une régate… et les yeux d’une belle…

J’ai à mon actif, aussi un massacre de mat, sur la même caravelle, un pré un peu trop gîté, un croisement hasardeux avec un retardataire, plouf le haut du mat ! Ah ba on était jeune et fou ;-)

Quand vous aviez fait vos preuves, que vous aviez la maîtrise des caps et des voiles, vous aviez le droit au solitaire sur le Pschitt. Bateau fabuleux dont je n’ai jamais compris que je n’en ai vu que là… Petit et puissant, redoutable… Prenez une coque d’Optimist et agrandissez là, pour des filles et des garçons de plus de 11 ans, je dirais facilement un mètre de plus en longueur. Gardez bien sa forme carrée. Remplacez la voile aurique de l’Optimist par une voile latine plus grande, à la façon des Lazer, sans haubanage. Et là vous avez un engin fabuleux, quand enfin vous le maîtrisez. De longs bords aux prés en équilibre sur le bouchain si vous n’avez pas peur (imaginez un Optimist sur son franc-bord), en rappel le cul dehors, le stick dans une main, l’écoute dans l’autre, sans franchement l’envie de la choquer avant le Zodiac qui fait office de bouée. Les autres sont loin derrière, sauf yeux bleus, qui ne vous lâche pas d’une dérive, mais c’est normal, elle est aussi folle que vous. La laisser gagner ? Pardon, mais la galanterie à ces limites ! Et puis la dernière fois, si une petite vague traîtresse ne m’avait pas fait dessaler, j’aurais encore gagné… D’ailleurs, je me demande si je ne l’ai pas fait un peu exprès pour qu’elle gagne !

Après, retour au centre, une douche tout habillée pour se dessaler, et hop, cet aprèm, départ vers Rosbras avec les caravelles pour passer la nuit là-bas, et en plus je suis chef de bord de la n° 4… Mais bon, conneries interdites, on a nos sacs à bord !

Quelques années plus tard, devenus grand ado, j’ai été faire les stages croisière à Doëlan, sur les Belons : Doélan, Rosbras, Île de Groix, Belle Île, Lorient, Concarneau… Les entrées au port à la voile (on n’avait pas de moteur !) et des fois finissant à la godille sous l’œil méfiant de quelques plaisanciers craignant pour leur bateau, prêt à nous repousser la gaffe à la main… Il y en a qui ont failli faire des crises cardiaques ! Je vous le promets ;-)

J’y ai vécu ma première (et seul !) vraie tempête en mer, et par là même, appris que la météo peut se tromper de quelques heures !

En parallèle, je lisais des histoires de navigations, de marins, de courses et rêvais 40e rugissants…

Et puis la vie a continué, je lisais Voiles et voiliers tous les mois, un ou deux embarquements avec des amis de ci de la…

Dans les années quatre-vingt-dix un premier stage croisière Glénan, à l’ancienne, pas d’électronique et un winch sommaire, puis la cousine m’entraîna dans un deuxième, en Méditerranée ce coup-ci, sur un bateau presque flambant neuf. Ils renouvelaient leur flotte…

Presque 15 ans que je n’ai plus mis les pieds sur un pont, si ce n’est un peu de 470 de manière anecdotique. Je ne sais même plus faire un nœud de chaise ! C’est vous dire…

Il n’empêche que la passion reste fichée en moi, est ce qu’on oublie ? Hum comme le vélo ou le ski, je ne pense pas…

dimanche, 31 juillet 2011

revue de web…



Le grand sujet du moment, de l’autre côté de l’Atlantique, c’est la dette américaine, mais visualise-t-on vraiment ce qu’elle représente ? Pour vous y aider, un petit tour sur ce site

7 ans de procès pour un euro, forcément, c’est l’histoire belge de la semaine…

Le politiquement correct fait de plus en plus de ravage, les Inrock listent les 10 expressions à la con en matière de sécurité !

Un peu de sport avec une bonne nouvelle, au moins pour moi, à l’anglais plus qu’aléatoire, le site de la Volvo Ocean Race est enfin en français. Course mythique qui fut longtemps le fief des marins français avant qu’ils ne l’abandonnent y préférant les épreuves en solitaires…

Il s’en passe de belle en Auvergne où un transsexuel obtient le remboursement de son pénis, au grand dam de la sécu…

Pas de revue de web sans un peu de sexy…

Attention, chaud devant, sensualité et érotisme exacerbé ! De bien belles images qui prouvent qu’il n’est nul besoin d’être vulgaire pour montrer… Bref planquez les enfants


(Source)

Et comme entre érotisme et porno la distance n’est guère plus grande qu’une bonne érection, voici une étude disant que les hommes passeraient 3 mois de leur vie devant des films pornos… heu… que 3 mois ?

lundi, 25 avril 2011

Lorient-les Bermudes-Lorient (5)...

Et pour ceux que cela intéresse, voici toutes les photos sauvées et à peu prêt potable…

Lorient-les Bermudes-Lorient (4)...

Bon je rentre bientôt, et il est temps de finir cette série qui doit en emmerder plus d’un…

Juste quelques à coté…

Nous étions en pleine mode des planches à voiles et certain ce sont dit, pourquoi ne pas faire un tandem ?

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ou carrément en trio…

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Apparemment le succés ne fut pas au rendez-vous !

les journaliste aussi, dans les hélicos, prenait tout les risque pour faire des images…

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Je me demande si c’ets autorisé de fournir du vent aux concurrents ?

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Et voila, le coté artistique ne ressort pas vraiment de cette série, surtout un beau souvenir. Pour ceux qui s’intéresse à la voile, l’intérêt est surtout l’évolution technologique en trente ans ! De la forme des bateaux, des grèments ou simplement des voiles. À de rares exceptions prêt, comme la route du Rhum je crois, l’on ne voit guère plus de bateau original sortis de l’imagination de fou ! Aujourd’hui c’est le règne de la monotypie: 60 pieds open, 70 orca, Les Volvos, Figaro… L’on ne verra plus un Colas avec son monocoque géant et ses 4 mats de folie pour un seul hommes, on ne construit plus de beau bateau comme les kriter ou les Charles Heidsick de Gabay ou de Malinosky… Des bateaux qui m’ont fait rèver, même si en performance, il n’ arrive pas au safran du plus mauvais des 60 pieds open…

Mais un bateau reste un bateau et me feras toujours rêver ;-)

dimanche, 24 avril 2011

Lorient-les Bermudes-Lorient (3)...

Le départ…

Et puis il est l’heure de la grande ruée, au coup de canon, c’est partis pour les 58 concurrents…

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Umupro Jardin d’Yvan Fauconnier…

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Où l’on voit qu’en 1983, l’on traversait encore l’atlantique en ciré jaune Guy Coten !

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Florence Arthaud en plein sprint…

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Patrick Morvan et le jeune jean Le Cam qui finiront troisième en 22 jours (les 4 premiers se tiennent en 3 heures !)

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Un trimaran atypique, je n’ai pas réussi à déterminer qui c’était…

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Le Royale de Loïc Caradec et Philippe Facque…

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Et la chevauché des Tabarly…

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Et voila, il ne reste plus que quelques mats à l’horizon, dans une vingtaine de jours, les premiers seront de retour…

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samedi, 23 avril 2011

Lorient-les Bermudes-Lorient (2)...

La sortie du port…

Tôt le matin, les gens sont déjà sur les quais pour suivre la sortie du port et saluer leurs champions… Une petite impression de privilégié que d’être sur ce bateau…

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Le magnifique “Charles Heidsieck III”, skippé par, je pense Alain Gabay qui avait fait la Whitbread sur ce bateau. Mais je n’ai rien trouvé pour cette transat 1983…

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Mike Birch ? J’ai un doute…

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L’étonnant prao, sorte de dahu des mers, skipper par Alain Gliksman et son fils Denis. Devra abandonner suite au refus de son assureur de l’assurer…

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Je me demande si ce magnifique cigare, n’est pas le Kriter VIII de Malinosky, mais je n’ai pas trouvé de trace de sa présence sur cette course…

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Marc Pajot et Patrick Joyon sur Elf Aquitaine, Magnifique catamaran de nouvelle génération. Ce sont les favoris de cette course. Il ne feront que 4h avant de démâter…

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Et notre Jaz flou, mais sous voile…

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vendredi, 22 avril 2011

Lorient-les Bermudes-Lorient (1)...

En plongeant dans mes vieilles diapos pour les numériser, je suis retombé sur ce qui a certainement été ma premiére dans ce type de pélicule !

Mon père avait une petite boite de régie publicitaire, et travaillait entre autres pour voile et voilier. Dans ses clients se trouvait Plastimo, important fabricant de matériel nautique et donc gros annonceur dans le journal. Un jour, il avait dû parler de son ado qui rêvait mer, voile, tour du monde et grande course. Qui suivait et enregistrait tous les soirs sur Europe 1 la demi-heure consacrée aux transats, avec l’énoncé des positions des uns et des autres, et qui le reportait sur la grande carte trouvée dans un journal. Bref de cet ado qui les emmerdait pour aller faire de la voile ! ce client lui avait alors proposé de m’inviter pour le départ de la deuxième transat en double, soit une course à deux sur un bateau pour un aller-retour Lorient — les Bermudes — Lorient.

Petit aparté, sur ce coup, internet m’a vraiment déçu, très peu d’information sur cette course, disséminée à droite ou à gauche. Guère plus que les 5 premiers du podium, impossible de trouver la liste des participants, il m’a fallu finasser en recherchant les grands marins de l’époque, pour remettre des skippers sur des bateaux !

Donc, me voilà un samedi matin prenant le train pour Lorient, avec dans ma musette mon Canon AE-1 racheté à un pote et un zoom piqué à un autre. On rajoute quelques pellicules diapo et j’étais fin prêt, heureux et anxieux en même temps.

Accompagné de mon guide, me voici dans le port de Lorient. Ce n’était que les prémices de la professionnalisation de la voile, et une des premières fois où la quasi-totalité des bateaux portait un nom de sponsor. Beaucoup d’amateurs se lançaient dans l’aventure, je crois que 58 participants étaient inscrits. 

Une autre époque ! La monotypie n’existait pas, et il n’y avait pas deux voiliers qui se ressemblaient. Des engins improbables comme le Prao, ou comme ce cata avec un mat sur chaque coque côtoyaient de longs monocoques ou multi plus classique. Le début de la folie des foilers aussi, ces bateaux qui devaient voler sur l’eau ! Un véritable laboratoire de machine folle sortie d’on ne sait quels cerveaux. C’était encore la voile à la dure, peu d’enrouleurs pour les voiles d’avant, même chez les grands! Il faut dire que c’était nouveau et peu fiable ! Des gréements bien souvent trés classiques, et même des bateaux de série côtoyant les monstres des mer…

C’était encore à la bonne franquette. Aucun sbire à l’entrée pour vous empécher d’aller voir de près ce qui se passait. Pas besoin de laissez-passer pour arriver au quai, les marins étaient accessibles sans cordon de garde du corps devant les plus grands. J’ai pu ainsi saluer Tabarly, Pageot ou Birch. Aujourd’hui, dans le règne de la communication et de l’événementiel, peu de risque que le péquin moyen juste un peu amateur puisse, sans relation aucune, approcher de près les machines qui le font rêver et ceux qui les conduisent. C’est devenus un sport de très haut niveau et les champions sont protégé, chouchouté et caché… les voiliers des vraies mécaniques de précision et on ne prendra pas le risque que quelqu’un puisse l’abimer. C’est devenus un sport médiatisé, à juste titre, mais aujourd’hui il y a peu de chance que l’on me laisse la liberté d’aller avec mon appareil photo sans que personne ne me demande qui je suis et ou est mon accréditation ! Les photos doivent êtres prise dans un cadre stricte allant dans le sens de l’image voulus et codifié bien à l’avance ! Vous êtes gentils de rester sur l’estrade photographe et vous avez trois minutes pour prendre votre photo ! et de toute façon, mon badge n’as pas la bonne couleur pour accéder au quai que je voudrais.

Le monde de la communication moderne, je le sais trop bien par mon métier, est maintenant quadrillé, contrôlé, surveillé. On ne prend plus une image, on la crée, et l’ont est prié de faire comme l’ont définis des conseillers en communication payé trés chers…

Bref je me rends compte aujourd’hui de la chance que j’ai eu… 


Le lendemain, j’étais sur un bateau affrété pour Plastimo, pas un gros pour les VIP, comme ceux que j’ai pu voir, et qui se contentait de faire des ronds dans l’eau, surchargé de gens buvant des coupes de champagne, et laissant peu de place au photographe que je voulais être ! non, juste une petite vedette affectée pour quelques personnels de la société. Elle se balade partout, allait de bateau en bateau, et a été une de celle qui a accompagné le plus loin les participants, tandis que tous les autres étaient déjà de retour au port pour le cocktail rituel des VIP… 

Sur ce bateau, on me laissait circuler à ma guise… 

Oui j’ai vraiment eu de la chance… Il est juste dommage que côté photos, je n’étais peut-être pas complètement au point ;-)

J’ai scanné environ 200 diapos, beaucoup sont à jeter, je vais en montrer quelques unes et proposerais les autres en galerie…

***

Comme à la veille de tout départ, ce sont les derniers bricolages et vérifications…

transat en double 1983


Pas encore de fibre de carbone, mais du stratifié, et quand il faut chauffer le système D est de rigueur !

transat en double 1983
Brittany Ferry skipper par halvard Mabire et Daniel Gilard, finiront à la 4e place en 22 jours…
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Le fameux trimaran tout aluminium et foiler qui se voulait révolutionnaire ; le Paul Ricard des frères Tabarly (Eric et Patrick) qui devra abandonner…

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Petit et gros bateaux…
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Le fameux Jaz de Bruno Peyron (et oui, déjà lui !) et Gilles Mallet, avec ses 2 mats, un sur chaque coques. Ils finiront 11e en 29 jours…
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Le Biotherm de Florence Arthaud, la petite fiancée des mers (pas trouvé qui était son (ou sa) coéquipier, ni si elle finis la course…

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mardi, 8 mars 2011

Le cap Horn…

Oui, je sais, j’ai du retard, mais j’étais plongé dans un grand déménagement et du coup…
Donc, il y a quelques jours, lors de la Barcelone World Race, course autour du monde en double à la voile et sans escale, les premiers ont passé le mythique rocher, porte de sortie de l’enfer pour les uns, des vents et tempêtes pour les autres et du pays de l’ombre pour Titouan Lamazou !
Même si cela fait maintenant plus de dix ans que je n’ai plus mis les pieds sur un voilier, dans un coin de mon cœur c’est resté une passion  ! Tout petit, je rêvais de tours du monde, de 50° rugissants, d’aventure, à la lecture de l’épopée d’Éric Loizeau à bord de Gauloise IV ex- Pen Duick 3.

Autres temps, autres mœurs, maintenant les doux dingues ont été remplacés par des professionnels aguerris  ! La guitare ne fait plus parti du voyage, ni le copain profane, qui s’embarque juste parce que c’est un pote, qu’il manque une paire de bras ou qu’il fait de belle photo.
N’empêche que cela aussi risque de rester un rêve de gosse, monter sur un de ces engins de course pour prendre la pleine mesure des sensations, juste une fois dans ma vie. Ressentir ce que cela fait de surfer à 20 nœuds par l’unique force du vent. Chevaucher les vagues dans de grandes gerbes d’écumes !

Une croisière du côté de Lorient, peut après la fin d’un Vendée Globe dramatique, nous avions accosté nos 8 m à côté du 60 pieds open Groupe LG 2. Fantastique monture, pour nous les profanes ! Juste caressés des yeux, mais la tentation était forte de monter à bord  !
Ce cap, si un jour j’ai les sous, j’irai le voir en touriste, sur des voiliers prévus pour, rien que pour le mythe… Juste pour le fun…
Regardez donc comme ils ont l’air heureux nos deux bonshommes. Peyron et Dick, deux grands voileux, deux grands messieurs  ! Chapeau bas et bravo  !

mardi, 22 juin 2010

Seule la victoire est jolie…

Ce soir j'ai le coeur gros, très gros... Oh pas à cause de nos branquignols au pied d'or, non, eux, au final, ils m'auront plutôt fait rire, tant la situation était grotesque... non, si ce soir je suis triste, c'est parce que je viens de perdre, dans l'indifférence générale des médias, un de mes héros d'adolescents... un de ceux qui m'ont fait rêver embrun et vague, tour du monde et 40e rugissant, peur et courage, bref en deux mots un de ces aventuriers de l'ancien temps,  qui partait courir les océans justes avec des cartes et des sextants... 

Son nom ne dira rien aux plus jeunes d'entre vous, dans les grands marins de l'époque, il ne reste guère que Tabarly et Kersauzon ancré dans la mémoire collective; peut être Alain Colas aussi... 

Et pourtant, je n'oublierais pas ce direct sur Europe 1, route du rhum 78, Kriter, long monocoque de 21 mètres se présente devant la ligne d'arrivé après 23 jours de mer, le vent est faible, la victoire semble acquise... Derrière, un petit point jaune grossi de plus en plus, un petit trimaran, bien plus à l'aise dans le petit temps. Il grossit de plus en plus, et finalement passe devant pour gagner la course avec 98 petites secondes d'avance! 

Mon héros venait de perdre, Michel Malinoski était la première victime de la terrible domination du multicoque qui allait s'en suivre! Mais il rentrait dans mon panthéon de héros marin, au coté de son vainqueur, Mike Birch, d'Éric Loizeau, Riguidel, poupon et tous les autres... 

Il résuma sa défaite ainsi : Seule la victoire est jolie! 

C'est surement de ce jour là aussi que grandit mon amour du monocoque. Je crois que j'en ai toujours un peu voulus à ces libellules de ce coup pendable à mon champion.

Ce soir j'apprends que Michel Malinoski est mort, et j'en suis sincèrement triste. Je ne doute pas que là-haut il va régater entre trois nuages, ou tenter la traversée de l'azur... Adieu Malinoski...

Télégramme de Brest

Wikipédia

mercredi, 11 février 2009

La longue route...

Bon ben voilà, je devrais arriver cette nuit aux Sable d'Olone, après avoir bouclé mon tour du monde dans le Vendée globe virtuel. J'espère que vous serez nombreux à venir me fêter à bord de bateau et le long de la jetée du chenal ;-) Je devrais être autour de la 3800 nième place, ce qui n'est pas mal quand on sait qu'il y a environs 200 000 participants. Si en plus vous prenez en compte que les premiers se levaient la nuit pour régler le bateau, utilisaient des logiciels de routage comme les pros… Je me dis que j’ai fait un beau parcours…

Bon, ben il me reste un deuxième bateau, 600 milles derrière, tout devrait être fini ce week end ;-)

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