À voile, tout le monde à voile…

Je viens de retrouver au fin fond de mon MacBook des billets complètement ou partiellement écrits et oubliés là. Il faut dire que c’est mon ordinateur secondaire qui ne me sert qu’en déplacement…

Je vais essayer cette semaine, puisque justement je suis en déplacement, de finir ou de corriger ces billets et de les mettre en ligne. Donc dans le désordre, vous aurez un billet sur un ami, le pourquoi de ma passion pour la voile, vous serez tout sur mes complexes et enfin ma journée dans le monde du porno ! Si cela ce n’est pas du teasing !


Pour commencer, ce billet qui date d’avril 2011 et que je voulais publier à la suite de ma galerie sur le départ de la transat en double 1983…

L’erreur fut certainement que vers mes 11 ou 12 ans, histoire de se débarrasser de moi pendant les 15 jours des vacances de Pâques, les parents eurent l’excellente idée de m’envoyer faire un stage de voile dans une petite association aujourd’hui disparu, vestige post soixante huitard de la vie communautaire et de l’entraide. 3 centres en Bretagne, à Rosbras, Brigneau et Doëlan, dans la même idée de ce qu’étaient alors « les Glénans ». Ils disposaient d’atelier, et tous les bateaux étaient construits et réparés par leurs soins. Vaurien et Caravelle, Optimist pour les plus jeunes, et Pschitt, fabuleuse monture que je n’ai connue que chez eux ! Coté croisière, des Belons, petits 6,50 dépourvus de fioritures et de winchs, tout en aggloméré marin, comme ont disait alors ! Les moniteurs, pour la plupart, profitaient de l’association pour valider leur BAFA ou leur professorat de voile. Cela ne vous étonnera pas si je vous dis que ma spécialisation BAFA est justement à base d’eau et de vent !

Je ne sais pas ce qui détermina ma passion, est-ce la découverte du monde des voileux, ou la rencontre de mon premier grand amour pré-ado, loin de papa maman et de la maison ? À moins que ce ne soit la découverte du Cacolac…

Le côté positif de la chose, c’est que pendant quelques années, ils savaient quoi faire de moi à Pâques !

Je débutais donc à Brigneau, chez les grands, d’abord sur de beaux Vauriens jaunes avec un coéquipier qui lui savait. C’était un peu le but. On apprenait aux nouveaux et l’on apprenait des anciens, un truc con, que de nos jours on oublie un peu ! Et puis en équipe aussi avec de belles Caravelles !

Ce que j’adorais, comme beaucoup, c’était bien évidemment d’être à la barre. J’ai quand même réussi à faire dessaler une caravelle dans un virement de bord un peu serré, et là je vous jure qu’il fallait le faire même par force 4, mais bon, des fois il faut prendre des risques pour gagner une régate… et les yeux d’une belle…

J’ai à mon actif, aussi un massacre de mat, sur la même caravelle, un pré un peu trop gîté, un croisement hasardeux avec un retardataire, plouf le haut du mat ! Ah ba on était jeune et fou ;-)

Quand vous aviez fait vos preuves, que vous aviez la maîtrise des caps et des voiles, vous aviez le droit au solitaire sur le Pschitt. Bateau fabuleux dont je n’ai jamais compris que je n’en ai vu que là… Petit et puissant, redoutable… Prenez une coque d’Optimist et agrandissez là, pour des filles et des garçons de plus de 11 ans, je dirais facilement un mètre de plus en longueur. Gardez bien sa forme carrée. Remplacez la voile aurique de l’Optimist par une voile latine plus grande, à la façon des Lazer, sans haubanage. Et là vous avez un engin fabuleux, quand enfin vous le maîtrisez. De longs bords aux prés en équilibre sur le bouchain si vous n’avez pas peur (imaginez un Optimist sur son franc-bord), en rappel le cul dehors, le stick dans une main, l’écoute dans l’autre, sans franchement l’envie de la choquer avant le Zodiac qui fait office de bouée. Les autres sont loin derrière, sauf yeux bleus, qui ne vous lâche pas d’une dérive, mais c’est normal, elle est aussi folle que vous. La laisser gagner ? Pardon, mais la galanterie à ces limites ! Et puis la dernière fois, si une petite vague traîtresse ne m’avait pas fait dessaler, j’aurais encore gagné… D’ailleurs, je me demande si je ne l’ai pas fait un peu exprès pour qu’elle gagne !

Après, retour au centre, une douche tout habillée pour se dessaler, et hop, cet aprèm, départ vers Rosbras avec les caravelles pour passer la nuit là-bas, et en plus je suis chef de bord de la n° 4… Mais bon, conneries interdites, on a nos sacs à bord !

Quelques années plus tard, devenus grand ado, j’ai été faire les stages croisière à Doëlan, sur les Belons : Doélan, Rosbras, Île de Groix, Belle Île, Lorient, Concarneau… Les entrées au port à la voile (on n’avait pas de moteur !) et des fois finissant à la godille sous l’œil méfiant de quelques plaisanciers craignant pour leur bateau, prêt à nous repousser la gaffe à la main… Il y en a qui ont failli faire des crises cardiaques ! Je vous le promets ;-)

J’y ai vécu ma première (et seul !) vraie tempête en mer, et par là même, appris que la météo peut se tromper de quelques heures !

En parallèle, je lisais des histoires de navigations, de marins, de courses et rêvais 40e rugissants…

Et puis la vie a continué, je lisais Voiles et voiliers tous les mois, un ou deux embarquements avec des amis de ci de la…

Dans les années quatre-vingt-dix un premier stage croisière Glénan, à l’ancienne, pas d’électronique et un winch sommaire, puis la cousine m’entraîna dans un deuxième, en Méditerranée ce coup-ci, sur un bateau presque flambant neuf. Ils renouvelaient leur flotte…

Presque 15 ans que je n’ai plus mis les pieds sur un pont, si ce n’est un peu de 470 de manière anecdotique. Je ne sais même plus faire un nœud de chaise ! C’est vous dire…

Il n’empêche que la passion reste fichée en moi, est ce qu’on oublie ? Hum comme le vélo ou le ski, je ne pense pas…

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