Si je ne rentrais pas ? Là, comme cela, si je te disais, prends tes clics et tes claques, et laisse-moi ici ?

Tu gardes l’appartement. Je n’ai plus envie de retrouver la ville, son train-train quotidiens, le bureau, ceux qui y travaillent ! Je veux garder ce bon air, ces hautes montagnes et les jolis pâturages. Bannir à jamais de ma vue la grisaille de la cité, le bruit des moteurs et des sirènes de police qui déchire la nuit comme pour mieux montrer qu’ils existent ! Je préfère le doux bruit des cloches des belles qui pâturent tout l’été pour nous donner un si bon lait chaud et goûteux. Je ne veux plus de ces bouteilles de carton au goût pasteurisé et arrangé par des blouses blanches qui savent mieux que mon corps ce qu’il doit boire…

Je veux juste m’installer dans cette vieille bâtisse, au mur épais, au toit de pierre; la haut sur la montagne. Une cheminée l’hiver pour me réchauffer et puis quelques animaux, et pourquoi pas la jolie bergère qui me faisait de l’œil à chaque fois que l’on passait !

Une vie rude, mais une vie d’homme, une vie d’humain qui retourne à la nature ! Voila ce que j’ai envie !

Ne fais pas cette tête, je crois que ma décision est presque prise, ma vraie place est là, au centre de cet espace préservé… 

Donne-moi une seule bonne raison de rentrer avec toi ? Une seule et je te suis ?

Hein ? Comment ? Je n’aurais pas internet ? Plus de jeux, plus de blogues, plus d’impromptus… Hum

Dis-moi, on prend les chemins de traverse ou on chope l’autoroute tout de suite ?

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Les impromptus reprennent une nouvelle saison… cette semaine l’incipit était : Si je ne rentrait pas…