Au fond du galetas...

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samedi, 9 octobre 2010

De Clark à Depardon…

Vendredi, je me suis fait un après-midi expos photo, passant allégrement de la noirceur de Clark, à la luminosité colorée de Depardon !

Clark, je l’avais découvert la semaine dernière dans un article des Inrock. J’avoue que j’étais un peu mitigé, et que s’il n’y avait pas eu cette fameuse polémique, je pense que je n’y serais pas allé. D’abord, il faut bien le dire, j’ai une sainte horreur de la censure, et les photos présentées jusque-là, comme celle qui a fait la une de Libé, était plutôt gentillette, tirant plus sur l’érotisme que sur le pur plan cul, ensuite, le corollaire étant que je me méfie également des grands discours et des polémiques montées de toutes pièces, et j’aime bien me faire ma propre opinion. 

Alors, soyons clairs, je ne suis pas spécialement puritain, le porno ne me gêne pas plus que cela, mais dans le cas qui nous intéresse, l’interdiction au moins de 18 ans me semble tout à fait justifiée. Même si cela ne concerne qu’une dizaine de photos, et ne me choque pas personnellement, je suis un grand garçon majeur et vacciné qui en a vu d’autre, je pense que ces 10 photos ne sont pas adaptées à tout public, et qu’à un moment donné, il est bon de mettre quelques barrières. Soyons précis, il s’agit de sexe en érection et d’image de pénétration sans aucun érotisme de façade. De la photo crue, à l’image du style de Clark. Au vu des mœurs d’aujourd’hui, l’on aurait pu abaisser cette limite à 16 ans, et même si les plus jeunes peuvent voir pire sur internet, ce n’est pas, à mes yeux, une excuse pour lever cette interdiction. L’art ne peut pas tout justifier non plus. Il faut arrêter un peu ce genre de discours démagogique qui voudrait qu’il n’y ait aucune barrière ni interdiction dès que l’on parle domaine artistique. 

Je dois avouer que sur ces dix photos « sexe », personnellement, il n’y en a que trois qui trouvent un intérêt à mes yeux… Ceci n’est que mon avis et n’engage que moi, maintenant si vous voulez vous faire une idée, allez voir l’expo ou tapez simplement Larry Clark sur Google photo. Sinon j’envoie le lien vers les dix photos à toutes personnes majeures (donc en gros que je connais!) sur simple demande… Ne rigolez pas, je peux être poursuivi pour avoir mis un lien vers des photos qui peuvent être considérées comme pornographique sur mon site lu aussi par des mineurs (si, si j’ai des noms !)… Et vu le nombre de culs bénis qui hante le net pour imposer leurs morales…

Après ce petit grand préambule qui me paraissait nécessaire, parlons quand même un peu de cette expo.


Crédit photos: Larry Clark

©Larry Clark

©Larry Clark
Comme je le disais, je découvrais ce photographe, et en dehors de la polémique, il faut bien dire qu’il ne manque pas d’attrait et de force dans sa façon de mettre en image la marginalité d’une adolescence en dérive. Le contraste du noir et blanc, le grain de l’image, la précision de certains tirages, donne une force incroyable à ces images, et mettent bien souvent mal à l’aise face à une réalité trop souvent occultée. Le monde de la drogue et du sexe mis en image sans faux-semblant. Difficile de sortir de là indemne. Je préviens les âmes sensibles qui seraient tentées d’aller voir l’expo qu’il y a des images très dures. En résumé, un très bon photographe, un style difficile, des photos choc, mais belle, mais dure, mais… Dommage peut être qu’il y a eu cette polémique qui a mis le doigt sur un aspect marginal de l’œuvre présenté, marginal et, à mes yeux de loin la moins intéressante… Mais peut-être que c’était juste pour le coup pub, hum ? Je m’interroge…

C’est jusqu’au 2 janvier 2011 au Musée d’art moderne de la ville de Paris 11, avenue du Président Wilson Paris 16 et n’oubliez pas, c’est interdit au moins de 18 ans ;-)



D’une expo à l’autre, je traverse tout Paris pour me rendre à la BNF, voir la France vue par un grand monsieur de l’image : Raymond Depardon. Depuis 2004, il parcourt seul la France au volant de son camping-car, et s’arrête ici et là pour photographier ce qu’il appelle la vraie France, celle des villes et des villages. Pour ce faire, il ne se contente pas d’un simple appareil photo, il utilise une chambre 20X24. Outre la qualité d’image, qui lui permet sans peine de faire des tirages de 2 m de haut, cela oblige à prendre son temps et facilite les contacts avec les gens.


Crédit photo : R.Depardon/Magnum

©R.Depardon/Magnum
Il faut sortir le pied, monter la chambre, viser sur le verre dépoli, l’image étant inversé, puis quand on est content de son cadrage, sortir le plan-film, le préparer, le mettre en place, se cacher sous la cape, prendre sa photo, récupérer le plan-film, le mettre à l’abri de la lumière et, pourquoi pas recommencer. Ceci explique certainement le soin pris au cadrage. L’on peut passer des heures devant ses jolies photos, à les décortiquer, pour en comprendre toute la quintessence. Si l’on rajoute un tirage volontairement saturé en couleur et en luminosité, d’environ 2 m de haut, l’on a devant nous un nouveau chef d’œuvre de la photographie française qui feront certainement date dans l’iconographie anthropologique si chère à Depardon. À ne rater sous aucun prétexte si vous êtes sur Paris.
Et moi, du coup je rêve de Chambre photographique… 


Crédit photos : R.Depardon/Magnum

©R.Depardon/Magnum

©R.Depardon/Magnum
Cela se passe à la BNF jusqu’au 09 janvier 2011.


[NdR] Toute les photos illustrant ce billet sont de Larry Clark ou de Raymond Depardon. Je les ai mise à titre d’exemple du travail de ces deux artistes. Bien entendus si les auteurs ou leur ayants droit le demande, elles seront retiré immédiatement.

mercredi, 29 septembre 2010

Gouache…

Gorges de l’Areuse - Suisse - Aout 2010

Peintre

samedi, 17 juillet 2010

Encore un grand…

Si l’imprévu génère du bonheur, un moment d’éternité, oui, mais pas si je dois finir amoureusement enlacé jusqu’à la mort par un anaconda. Quel est l’animal le plus dangereux de la jungle ? Le moustique. Ah !

Bernard Giraudeau - Cher amour


Le cancer aussi, Bernard, le cancer est un putain d’enfoiré de moustique ! 

Adieu l’artiste…

jeudi, 15 juillet 2010

OH ! la belle...

Hier, c’était 14 juillet, et 14 juillet, c’est synonyme de feux d’artifice… Et les feux d’artifice, j’adore… Je ferais des pieds et des mains pour en voir un ! Je suis comme un gamin devant une boîte de Lego PS3, comme Rocco devant une grande blonde, une cigarette devant un cancer du poumon. Le pire supplice en entendre un sans le voir…

Autant vous dire que le 14 juillet, je suis tout en joie à l’idée de voir le ciel s’illuminer de mille feux. Curieusement, celui de Paris, je ne l’ai vu qu’une fois en 1989, parce que je travaillais dessus. Perché sur le toit du restaurant du premier étage de la tour Eiffel, j’avais filmé la chose… Quelques années plus tard traversant Paris, de nation à Montparnasse, à pied et en charmante compagnie, nous nous étions arrêtés sur un pont histoire d’admirer les fusées les plus hautes, et puis voila, jamais je n’avais pensé à aller poireauter 4 ou 5 heures pour être bien placé, et avouons-le, j’avais certainement tord !

Quand l’on m’a invité, vous pensez bien que je n’ai pas réfléchi plus de deux secondes. En plus, quand c’est comme pseudo VIP, avec buffet et champagne à la fin…

Cette année, c’est Jacques Couturier Organisation qui a été choisi pour organiser, mettre en scène et tirer ce feu d’artifice. Et ma foi, l’on peut dire mission accomplie.

Comment vous dire, c’est certainement un des plus beaux feux qu’il m’a été donné de voir. En plusieurs tableaux, fêtant les quarante ans de la francophonie, ce n’était finalement que succession de ce qui aurait été des bouquets finaux dans n’importe quelles autres villes ! cela a été un festival de couleurs, d’effets, de synchronisme avec la musique ; du spectacle total ! Et alors le vrai bouquet final c’était carrément géants !

Pour le coup, je ne suis pas tout à fait content de mes photos, d’un autre coté j’avoue ne pas avoir fait trop attention ni au réglage, ni au cadrage, tellement submergé que j’étais par ce tir !

Juste une pour patienter, le temps que je trie et traite les autres…

feux d'artifices Paris

Et non, ceci n’est ni un montage ni le bouquet final, juste un  tableau au milieu des autres ;-)

Pour ceux qui le veulent, la mairie de Paris met la video du feux en ligne ici

D’autre galerie de feux que j’ai fait:

-Les nuits de feux Chantilly 2002

-Feux de Clamart 2008

-Les commandos Percus

vendredi, 2 juillet 2010

Place des anges…

C'est le titre du spectacle dont je vous abreuve de photos depuis 2 semaines. Il est proposé par Les Studios du Cirque de Marseille et c'est à ne pas manquer si par hasard ils se produisent pas loin de chez vous. Vous l'aurez compris au vu des photos, il s'agit d'une chorégraphie aérienne. Imaginez une grande grue, plus haute que le clocher de l'église, et des câbles qui traversent la place sur 300 ou 400 mètres pour rejoindre le toit de la mairie. D'autres câbles du toit de cette mairie vers les bâtiments d'en face au milieu de cela des anges, accroché là-haut qui nous font mille et une acrobaties, ou traverse à toute vitesse dans un nuage de plume. Rajoutez un dirigeable et un fantôme et un final sous une pluie de plume qui recouvrira la place d'une couche de plusieurs centimètres... C'est féerique, et à voir absolument si vous en avez la possibilité...







jeudi, 1 juillet 2010

Tourbillons…

Spectacle "Place des anges" par Les Studios du Cirque de Marseille
Clamart - Juin 2010

Tourbillons

mercredi, 30 juin 2010

Il plume à gros flocons…

Spectacle "Place des anges" par Les Studios du Cirque de Marseille

Clamart - Juin 2010

samedi, 26 juin 2010

Des gueules d'anges (3) …

Spectacle "Place des anges" par Les Studios du Cirque de Marseille

Clamart - Juin 2010


mercredi, 23 juin 2010

Des gueules d'anges (2) …

Spectacle "Place des anges" par Les Studios du Cirque de Marseille
Clamart - Juin 2010

mardi, 22 juin 2010

Des gueules d'anges…

Spectacle "Place des anges" par Les Studios du Cirque de Marseille

 Clamart - Juin 2010  

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