C'est de l'art… ou du cochon…

— Alors ?
— Heu… c’est pour voir des tuyaux que tu m’as fait venir ici ?
— Des tuyaux ? C’est tout ce que cela t’inspire ? Des tuyaux ?
— Ben oui, des tuyaux transparents et pleins de poussière…
— Tu ne vois donc pas cette critique existentialiste de la communication moderne ?
— Heu non je vois des tubes, des bêtes tubes… si encore il y avait quelques choses dedans, des couleurs, des souris… tiens des souris se serait rigolos !
— Non, mais tu vois, normalement se sont des tuyaux de ce que l’on appelait des pneumatiques dans le temps, premiers vrais réseaux souterrains de communication. Là, l’artiste l’a sortie de terre pour matérialiser, à l’ère de l’internet, les labyrinthes inextricables de nos moyens de communication. C’est très fort, c’est géant, c’est…
— des tuyaux, quoi ! Même pas droit, le gars je ne le veux pas comme plombier chez moi…
— OK, j’ai compris, si on allait plutôt au ciné, il y un cycle Kusturica…
— Qui ça ?
— … …

Palais de Tokyo - Paris février 2011 - Œuvre de Serge Spitzer


Palais de Tokyo

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